Et pourtant on essaie d'expliquer ...
Elle est là, elle n'est pas là, et malgré tout je vois bien ce vide qui se forme en moi. Elle est la seule à m'apporter cette force que personne ne croirait mériter, et pourtant avec les jours qui défilent elle m'en envoie de plus en plus ... J'ai cette chance d'avoir cette personne, cette personne que tout le monde désire, cette personne qui cherchera toujours cette petite chose qui te rendra heureuse, cette personne qui en un mot te fera sourire, qui en un regard te comprendra ...
Si jeune, toi et moi on savaient déjà qu'il fallait Marion pour que Margaux avance, et Margaux pour que Marion avance, qu'il fallait ce sourire pour que l'autre soit heureuse, qu'il fallait toi pour qu'il y est moi, et vice versa.
Déjà petite, on savait cette importance qu'on avait l'une pour l'autre, on savait que toi sans moi ou moi sans toi sa ne pourrait pas marcher, je me souviens encore ce besoin de sentir tes mains sur mes épaules quand on faisaient le petit train dans la cour de récréation, de rattacher ta tresse quand la maîtresse la tiré, ce besoin que j'avais de te tenir absolument la main dans le rang, de t'avoir à côté de moi à la cantine, de savoir que le lendemain on serait de nouveau ensemble chez tati Nathalie, de te voir à l'autre bout de la classe, de te choisir pour rester avec moi à la récréation quand j'avais mon plâtre, de savoir que toi et moi on pouvait en quelques secondes conquérir le monde. J'avais avec toi cette envie de jouer à la maîtresse, et encore aujourd'hui de rire encore plus fort .
J'ai ce besoin, de savoir qu'en me retournant même si je vois personne, tu es là, ce besoin de te dire bonne journée et bonne nuit, de savoir que tu ris, que tu pleure, de savoir que tu souris, que tu parle, de savoir que tu m'aime, ou de te dire je t'aime. J'ai besoin de savoir que tu vas bien... J'ai encore essayé d'expliquer l'inexplicable, mais comme toujours je reviens à dire qu'il faut le vivre pour l'expliquer ...
Marion,, tu le sais bien tu es la meilleure, et encore pour longtemps, je sais que l'on aura jamais besoin de mettre une date sur le mot fin, car il ne viendra jamais ponctuer notre histoire ...
Margaux